samedi 12 janvier 2019

Vers la beauté


Contemporain
Editions Gallimard
Parution : 2018
224 pages


Antoine Duris est professeur aux Beaux-Arts de Lyon. Du jour au lendemain, il décide de tout quitter pour devenir gardien de salle au Musée d'Orsay. Mathilde Mattel, DRH du Musée, est rapidement frappée par la personnalité de cet homme taciturne, mystérieux, spécialiste de Modigliani, qui a choisi de s'effacer dans une fonction qui ne correspond pas à ses compétences reconnues. Antoine est affecté à la salle des Modigliani, et Mathilde le surprend parfois à parler à mi-voix au portrait de Jeanne Hébuterne, la fiancée du peintre au destin tragique.


Première lecture de l'année et qu'est-ce qu'elle fût belle ! 

Vers la beauté nous entraîne dans le monde de l'art, plus précisément au musée d'Orsay, là où travaille Antoine, ancien professeur devenu mystérieusement gardien de musée.  Antoine a quitté son ancienne vie du jour au lendemain, sans donner de véritable explication à ses proches, sur un coup de tête et dans la précipitation. David Foenkinos nous dépeint le portrait d'un homme solitaire, peu loquace qui n'adhère pas/plus aux normes sociales, il erre...

C'est à partir de ces éléments que débute le récit, dans l'interrogation la plus complète, comment peut-on en arriver au point de tout quitter du jour au lendemain en changeant radicalement de vie ? La première partie de l'histoire nous décrit la situation, pose le décor, l'auteur prend son temps et développe, c'est ce que j'adore dans ce genre de récit, avoir le temps de savourer tout en sachant que la suite ne sera pas de tout repos. Et effectivement lorsque la deuxième partie arrive, tout s'enchaîne, le début des révélations qui nous font comprendre peu à peu le choix d'Antoine, les rebondissements remettent un coup de boost pour nous tenir encore plus en haleine jusqu'au dénouement grandiose, inattendu pour ma part.

David Foenkinos ne cesse de m'épater avec ses histoires qui prennent au tripes, ses personnages tourmentés, son écriture douce et poétique. Si je ne devais employer qu'un terme pour qualifier ce roman alors je dirais tout simplement  : CAPTIVANT.

Captivant pour la force du récit, captivant car l'auteur aborde avec merveille le thème de l'art: la thérapie par l'art, ses biens faits. Lorsque l'on termine le livre tout prend du sens, on comprend tout et même si le final est poignant, c'est beau, carrément beau même! La notion du mot "beauté" prend forme dans tout ce qu'il y'a de plus complexe et s'entrelace avec la notion de l'art, alors laissez-vous captiver ! 


1 commentaire:

  1. Coucou,
    Je suis bien d'accord avec toi, c'est un roman captivant que j'ai beaucoup aimé ! Il tient en haleine et le côté poétique et artistique m'a bien plu :)

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