dimanche 22 avril 2018

L'atelier des gueules cassées



Sybille Titeux de la Croix
Amazing Améziane
Bande dessinée/Historique
Editions Marabout
Parution : 2018
135 pages


Dans les tranchées en 1917 et à Paris en 1919.

Anna Coleman est une américaine marié à un médecin de Boston. Passionnée par la sculpture qu’elle a étudié avec Rodin, elle va revenir à Paris lors que la première guerre éclate. Elle accompagne son mari lorsqu’il se porte volontaire pour diriger un hôpital militaire. Elle découvre l’horreur de la guerre et les mutilations des soldats.



J'aime énormément les albums qui mettent en avant certaines périodes historiques, mais aussi ceux qui dressent les portraits de personnes ayant marqué notre histoire, le résumé de cet ouvrage m'a sauté aux yeux, quelques heures après l'avoir acheter, il était déjà dévorer pour mon plus grand plaisir.  

Dans cet album, nous faisons la connaissance d'Anna Coleman, sculptrice américaine qui a mis son talent au service des soldats victimes de tirs d'obus, de lances flammes... lors de la Première Guerre Mondiale.  Responsable de l'atelier de fabrication de masques de la Croix-Rouge, elle va aider les gueules cassées à retrouver leur visage d'origine grâce à des photos prises avant la guerre, mais aussi en s'inspirant du Tin Noses Shop, un magasin de nez en étain se situant à Londres en 1917. Ses services lui ont valu la Légion d'honneur.



La violence et les conséquences de cette guerre sont subtilement retranscrites au travers des planches travaillées et agrémentées de couleurs qui attirent l'oeil, parfait pour l'immersion dans le récit. La narration polyphonique apporte un vrai dynamisme, la voix d'Anna Coleman alterne avec celle d'un sergent et d'un soldat victime de la barbarie.


C'est au final un magnifique album qui non seulement nous présente le portrait d'une femme exceptionnelle mais qui nous offre au passage une belle piqûre de rappel historique d'une période tragique qu'il ne faut jamais oublier...


dimanche 15 avril 2018

L'enfant de l'enfer


Cathy Glass
Témoignage
Editions Archipoche
Parution : 2018
372 pages



Cathy Glass, mère d'accueil dévouée et expérimentée, se voit confier Aimee, petite fille de huit ans qui n'a connu que l'enfer du quotidien de sa mère toxicomane. Sale, infestée de poux, agressive, illettrée, Aimee découvre auprès de Cathy des plaisirs simples: une chambre à soi, de vrais repas, des bains et des vêtements propres, la présence d'adultes affectueux. Mais pour la petite fille, apprécier cette nouvelle vie, c'est aussi trahir l'amour qu'elle porte à sa mère. Sur le chemin ardu de l'apaisement, Aimee trouve en Cathy une oreille attentive et lui dévoile les plus sombres moments de sa jeune existence. Une libération nécessaire pour laisser le passé derrière elle et aborder l'avenir avec l'innocence de ses huit ans.


Chaque année j'attends sans exception la sortie d'un nouveau témoignage de Cathy Glass qui exerce le métier de mère d'accueil depuis 25 ans, un rituel instauré suite à la découverte d'un de ses nombreux témoignages. Cette femme est tellement une bonne professionnelle remplie de bons sentiments, que malgré les histoires de vie compliquées des enfants, on en ressort toujours plein d'espoir pour eux, Cathy Glass est la lumière bienveillante dans la vie de ces petits êtres victimes de la bêtise humaine, ce nouveau témoignage le prouve une fois de plus.

Cette fois-ci, nous faisons la connaissance d'Aimée, 8 ans retirée de chez sa mère toxicomane. Depuis sa naissance la petite fille vit dans la crasse, reçoit une éducation totalement négligée voire inexistante et ce malgré les nombreux signalements auprès des services sociaux.  Aimée est renfrognée, grossière, n'accepte aucune règle même les plus simples.

Au fil du récit, on se rend compte que l'histoire de cet enfant est bien déconcertante et totalement incompréhensible. Cathy Glass va soulever la question qui dérange à savoir pourquoi avoir attendu 8 ans pour intervenir étant donné les antécédents familiaux de la génitrice et va mettre en avant les aberrations d'un système de protection défaillant qui entraînent la déchéance de nombreux enfants victimes de la bêtise humaine. Nous pouvons voir aussi l'envers du décor du métier de mère d'accueil qui malgré son travail, peut faire face à des situations humiliantes notamment lorsque l'enfant ment au point de remettre en cause le travail et la réputation de sa nouvelle mère d'accueil et de sa famille, là aussi on peut se demande si on ne marche pas sur la tête au vu des conséquences.

Une fois de plus nous ne ressortons pas indemne de ce témoignage percutant qui en dit long et qui nous fait nous poser tout un tas de questions. Le travail de Cathy Glass est remarquable, c'est tellement chouette de voir la finalité de cette histoire... j'en redemande <3. 




dimanche 8 avril 2018

Mes dernières déceptions livresques

Voici mes dernières lectures de ces derniers temps et qui plus est mes dernières déceptions: les voici les voilà ^^

Gagné lors du concours lancé par Eléonore alias Repairedeslivres, j'ai été très heureuse de découvrir ce livre mais en partie seulement : je m'explique. Cela faisait un p'tit moment que je voulais découvrir cette histoire, il faut dire que le résumé est sacrément alléchant mais voilà le style d'écriture de l'auteur bien que très agréable à lire a fini par me rebuter. Et pour cause trop de descriptions détaillées de l’environnement, du manoir, des personnages mais aussi des répétitions qui font que l'histoire a bien du mal à avancée et sur un p'tit pavé comme celui-ci, cela peut être rapidement dérangeant. Grosse déception et 1er abandon de l'année, abandon à contre coeur car le contexte me faisait énormément envie.

Un thriller qui n'aura pas été à la hauteur de mes attentes. L'histoire pourtant bonne à l'origine se révèle être en réalité terriblement plate, fade et sans saveur, les personnages sont ennuyants à mourir. Beaucoup de passages incompréhensibles qui m'ont totalement perdue en cours de route notamment lors des dialogues entre les personnages, action au point mort en bref grosse déception, j'ai lu ce livre mais malgré sa petite épaisseur (206 pages), ce fût long, très long.