mardi 12 février 2019

Un homme parfait


Thriller
Editions Marabout
Parution : 2019
272 pages


Jusqu’où iriez-vous pour vous venger de votre ex ? Phillip, le mari d’Imogen est un terrifiant manipulateur qui présente à tous l’image de l’homme parfait. Mais Imogen sait ce qu’il cache. Alors qu’ils sont en instance de divorce, Phillip lui donne quinze jours pour quitter la maison, faute de quoi il demandera la garde de leur fils. Lors d’une dispute, dans un moment de folie, Imogen l’enferme à la cave. Maintenant qu’elle semble contrôler la situation, jusqu’où sera-t-elle capable d’aller pour défendre son fils ?


Ce qui m'a attirée chez ce livre ? D'abord la lecture d'un résumé prometteur, un pervers narcissique enfermé dans une cave par son ex, il n'en fallait pas plus pour me mettre l'eau à la bouche, rien qu'avec ça j'ai aimé ce livre (oui, oui pas difficile la fille ;p) et puis la suite est arrivée et alors là je dis OUII OUII et OUII !

L'homme parfait est en fait le pire des salopards, le genre de type bien vu par les personnes extérieures mais qui sème le chaos dans son couple. Philip et Imogen sont séparés depuis quelques temps, Philip a refait sa vie, tout pourrait aller pour le mieux mais c'est sans compter la manipulation de Philip envers Imogen. L'ultimatum a été posé si Imogen ne quitte pas la maison avec son fils dans un délai précis, Philip demandera la garde du petit garçon. C'est le coup de trop pour Imogen qui décide de l'enfermer à double tour pour lancer les négociations...

L'histoire débute sur les chapeaux de roues, la première page nous indique clairement la finalité de l'histoire il ne faut donc pas s'attendre à un gros suspens mais plutôt à un bon thriller psychologique bien ficelé. La suite de ce début haut en couleur nous présente la succession d'événements qui a abouti à ce résultat, c'est assez surprenant au départ d'avoir une fin pour commencer, jusqu'au moment où l'on comprend que Jo Jakeman a tout misé sur la psychologie des personnages.

Pour instiller un peu plus de pression, l'auteure a mis en place un compte à rebours au début de chaque chapitre, autant dire que cela fonctionne plutôt bien, plus l'échéance se rapproche et plus la lecture est oppressante. Nous découvrons le portrait d'un homme parfaitement monstrueux qui n'a pas qu'une seule victime à son compteur, sa femme et ses deux ex femmes vont toutes les trois s'allier contre lui, j'ai trouvé ça particulièrement marrant, moins certaines décisions prises par Imogen qui m'ont particulièrement agacées mais qui je pense sont nécessaires pour montrer à quel point un pervers narcissique à la main mise sur ses victimes... Pour un premier roman c'est vraiment réussi !

Avis à celles et ceux qui auront pour idée d'utiliser des menottes lors de la St Valentin, je préfère vous prévenir que ceci n'est pas une bonne idée et dans une cave encore moins, par contre acheter ce livre,ça c'est une bonne idée :D


dimanche 27 janvier 2019

Le livre des Baltimore


Contemporain
Editions De Fallois
Parution : 2017
593 pages


Jusqu'au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l'auteur de La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d'une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne. Huit ans après le Drame, c'est l'histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter.


La vérité sur l'affaire Harry Québert m'avait tellement passionnée qu'en terminant le livre, je me suis dépêchée d'en acheter un nouveau et naturellement mon choix s'est porté sur celui-ci. 2 ans après son achat je me suis enfin décidée à revenir auprès du personnage de Marcus, ce fût un chouette moment de lecture

Joël Dicker a ce don de mettre le lecteur à l'aise dès les premières pages, son écriture savoureuse y est pour beaucoup. Nous retrouvons Marcus l'écrivain de "la vérité sur l'affaire Harry Québert" dans un contexte familial, qui plus est le sien. La famille Goldman, c'est à la fois sacré et compliqué, elle est rythmée par des histoires de famille : il y'a d'un côté les Goldman-de-Montclair dont il est issu et les Goldman-de-Baltimore son oncle, sa tante et ses cousins avec qui il va passer toute sa jeunesse. Nous l'apprenons dès le départ, Marcus va nous conter l'histoire des Goldman et du drame familial qui a bouleversé leur vie.

L'auteur nous dépeint une fresque familiale pleine de beauté, il nous fait faire des allers-retours en alternant le passé et le présent, un bon procédé qui tient en haleine, les pages défilent toutes seules sans que l'on voit le temps passé mais au bout de 500 pages il est vrai que l'on peut trouver cela agaçant, les longueurs commencent à se faire voir, l'impatience quand tu nous tiens !

Marcus nous raconte toute sa fascination pour son oncle, sa tante et ses cousins. Dès son plus jeune âge, toutes les occasions étaient bonnes pour partir les rejoindre, vacances, fêtes de famille... peu importe les longs voyages du moment qu'ils étaient ensemble, réunis. La famille Goldman est assez incroyable, ce genre de famille qui ressemble à tant d'autres mais qui pourtant se démarque par son esprit et ces liens indivisibles, ce qui créent les plus beaux souvenirs. Mais comme dans toute famille il y'a des rivalités, de nombreux secrets bien cachés et des rebondissements dont on imagine même pas l'ampleur.

Joël Dicker a réussi à rassembler tous les ingrédients nécessaires pour faire un roman détonnant et captivant, ce n'est pas un coup de coeur, mais presque...



samedi 26 janvier 2019

10 jours dans un asile



Reportage/Témoignage
Editions Points
Parution : 2016
157 pages


Engagée en 1887 au journal New York World du célèbre Joseph Pulitzer, Nellie Bly se voit confier une mission pour le moins singulière : se faire passer pour folle et intégrer un asile, le Blackwell’s Island Hospital à New York. Intrépide, courageuse et soucieuse de dénoncer les conditions de vie des laissées-pour-compte, elle accepte le défi et endosse le rôle. Elle reste dix jours dans l’établissement et en tire un brûlot.


J'ai eu l'occasion de lire ce livre lors de la nouvelle session du challenge "Lire en thème" organisé par Cathy du blog Lire sous la lune . Le thème pour ce mois de janvier est un livre comportant un chiffre ou un nombre dans le titre.

10 jours dans un asile est un reportage exceptionnel, mené par une journaliste Nellie Bly en 1887 dans le cadre d'une mission confiée par le journal New York World. La demande de Joseph Pulitzer, son rédacteur en chef est de décrire en termes simples et directs les soins apportés aux patientes et les les méthodes employées par la direction.

A 23 ans, Nellie Bly va se faire internée durant 10 jours au sein du Blackwell's Island Hospital situé à New-York sur une île aux abords de Manhattan et va y découvrir les conditions déplorables dans lesquelles vivent des femmes internées pour diverses raisons, d'ailleurs bien souvent consternantes (pauvreté, maladie non psychiatrique, de force par un mari/la famille ect...). Pendant 10 jours, la journaliste va se faire passer pour une aliénée qui a perdu la mémoire, va recevoir les mêmes traitements que les autres patientes et même être témoin de scènes de maltraitance morales et physiques.

Sous alimentation, nourriture avariée, bâtiment infesté, chauffage défectueux et trop onéreux, manque de fournitures hôtelières, effectifs réduits et bien souvent incompétents... telles vont être les découvertes de Nellie Bly qui seront dénoncées au cours de la publication d'un article. Cette découverte va non seulement faire la une de la presse, mais va aussi créer un véritable scandale, déclencheur de changements radicaux qui entraîneront des enquêtes et un déblocage de fonds afin d'améliorer les conditions de vie des patientes internées.

Nellie Bly de son vrai nom Elisabeth Jane Cochrane, est une pionnière du journalisme d'investigation et une femme de caractère, intrépide qui tout au long de sa carrière va se lancer de nombreux défis entre autres celui de faire le tour du monde en 72 jours pour battre le héros de Jules Verne. Y'a pas à dire, on peut dire qu'elle en avait pour son époque... ;) !



mardi 15 janvier 2019

Libre d'aimer


Historique/Romance
Editions XO
Parution : 2019
463 pages


Juillet 1942. Elle s’appelle Esther, elle a vingt ans, elle est juive. Ses parents ont été arrêtés, elle erre dans les rues de Paris, perdue et terrifiée. Alors qu’elle se repose sur un banc, son regard croise celui d’une femme élégante, plus âgée qu’elle, qui fume de longues cigarettes à la terrasse d’un café. Esther ne le sait pas encore mais sa rencontre prochaine avec Thérèse Dorval, l’épouse d’un homme cynique et violent qui collabore avec les Allemands, va bouleverser sa vie.



Certains livres sont comme une évidence, au premier coup d’œil vous savez que vous allez les aimer, celui-ci fait partie de ces livres qu'on savoure jusqu'au dernier mot, premier coup de cœur de l'année ! 

Esther et Thérèse n'ont rien en commun, tout les sépare : leur différence d'âge, leur milieu social, leur personnalité et pourtant au gré du hasard, le destin va les faire se rencontrer. Alors qu'Esther erre seule dans la rue suite à la rafle dont ses parents ont été victimes, elle aperçoit Thérèse, femme d'un riche industriel assise en train de fumer. Esther est intriguée par cette élégance et observe Thérèse pendant un long moment avant de se retrouver nez à nez avec elle. C'est sur cette simple rencontre que tout commence, comprenant la situation d'Esther, Thérèse la prend sous son aile et l'engage comme domestique débutant ainsi une histoire d'amour passionnelle au cœur de la tourmente.

La rencontre de ces 2 personnages est intéressante de part la diversité des caractères totalement opposés mais aussi et surtout de part le contexte historique. Esther et Thérèse vont devoir faire face à des problématiques de taille : Divorcer pour vivre cet amour au grand jour en sachant que l'homosexualité est un délit.. Fuir un mari violent et qui de surcroît collabore avec les allemands, le tout réuni quand on est fille d'aristo, ou fille juive sans famille ça fait beaucoup. 

Gros point positif, Olivier Merle met principalement en exergue la condition des femmes à cette époque qui vivent en suivant le modèle parfait de la femme au foyer n'existant que pour faire des enfants, servir un mari et subissant les valeurs conservatrices véhiculées, la pression sociale et familiale. Incontestablement cela change des multiples romans ne mettant en avant "que" l'occupation allemande, par contre je m'accorde à dire qu'il est dommage de ne presque pas faire référence à la famille d'Esther suite à la rafle, c'est même un peu bizarre notamment lorsque la fin de l'histoire sonne la fin de la guerre et donc le début des recherches pour les familles de déportés, un tome 2 serait-il envisageable?

Libre d'aimer porte bien son titre, tout au long du roman il est vraiment question de liberté, d'amour, de choix draconiens devant l'interdit. Nous découvrons 2 femmes attachantes qui osent affronter l'adversité pour mener la vie qu'elles désirent. 464 pages d'espérance, de petits moments volés, de découvertes, de premières expériences, c'est entraînant, addictif, ça respire l'amour, c'est un hymne à la vie et à la résistance ! 


samedi 12 janvier 2019

Vers la beauté


Contemporain
Editions Gallimard
Parution : 2018
224 pages


Antoine Duris est professeur aux Beaux-Arts de Lyon. Du jour au lendemain, il décide de tout quitter pour devenir gardien de salle au Musée d'Orsay. Mathilde Mattel, DRH du Musée, est rapidement frappée par la personnalité de cet homme taciturne, mystérieux, spécialiste de Modigliani, qui a choisi de s'effacer dans une fonction qui ne correspond pas à ses compétences reconnues. Antoine est affecté à la salle des Modigliani, et Mathilde le surprend parfois à parler à mi-voix au portrait de Jeanne Hébuterne, la fiancée du peintre au destin tragique.


Première lecture de l'année et qu'est-ce qu'elle fût belle ! 

Vers la beauté nous entraîne dans le monde de l'art, plus précisément au musée d'Orsay, là où travaille Antoine, ancien professeur devenu mystérieusement gardien de musée.  Antoine a quitté son ancienne vie du jour au lendemain, sans donner de véritable explication à ses proches, sur un coup de tête et dans la précipitation. David Foenkinos nous dépeint le portrait d'un homme solitaire, peu loquace qui n'adhère pas/plus aux normes sociales, il erre...

C'est à partir de ces éléments que débute le récit, dans l'interrogation la plus complète, comment peut-on en arriver au point de tout quitter du jour au lendemain en changeant radicalement de vie ? La première partie de l'histoire nous décrit la situation, pose le décor, l'auteur prend son temps et développe, c'est ce que j'adore dans ce genre de récit, avoir le temps de savourer tout en sachant que la suite ne sera pas de tout repos. Et effectivement lorsque la deuxième partie arrive, tout s'enchaîne, le début des révélations qui nous font comprendre peu à peu le choix d'Antoine, les rebondissements remettent un coup de boost pour nous tenir encore plus en haleine jusqu'au dénouement grandiose, inattendu pour ma part.

David Foenkinos ne cesse de m'épater avec ses histoires qui prennent au tripes, ses personnages tourmentés, son écriture douce et poétique. Si je ne devais employer qu'un terme pour qualifier ce roman alors je dirais tout simplement  : CAPTIVANT.

Captivant pour la force du récit, captivant car l'auteur aborde avec merveille le thème de l'art: la thérapie par l'art, ses biens faits. Lorsque l'on termine le livre tout prend du sens, on comprend tout et même si le final est poignant, c'est beau, carrément beau même! La notion du mot "beauté" prend forme dans tout ce qu'il y'a de plus complexe et s'entrelace avec la notion de l'art, alors laissez-vous captiver ! 


dimanche 30 décembre 2018

Les mille vies d'Iréna


Historique/Biographie
Editions Belfond
Parution : 2018
382 pages


En 1942, alors que Varsovie est plongée dans la terreur et que tous les Juifs de la ville sont parqués dans le ghetto où ils tentent désespérément de survivre, une jeune femme au caractère bien trempé va faire preuve d'un courage exceptionnel : Irena Sendler. 

En tant qu'agent des services de santé publique, Irena est l'une des très rares non-Juives autorisées à se rendre quotidiennement au cœur du ghetto. Bravant tous les risques, elle se lance alors dans la dangereuse construction d'un réseau de résistance afin d'exfiltrer les enfants juifs, allant même jusqu'à lister secrètement le nom de ceux qu'elle réussit à mettre à l'abri. À elle seule, Irena Sendler aura sauvé 2 500 vies. 

Dans le ghetto de Varsovie, quatre-vingt-dix pour cent des familles ont péri.


Irena Sendler est une figure de la résistance Polonaise, célèbre pour sa bravoure, ses multiples actes héroïques au cours de la seconde guerre mondiale ont permis à des milliers d'enfants Juifs d'être sauvés.



Dans cette biographie l'auteur retrace les différentes étapes de la vie d'Irena, l'on apprend alors qu'elle est élevée dans une famille très impliquée dans les actions sociales, son père médecin soigne principalement les pauvres et les paysans juifs. La famille vit au sein d'une banlieue ouvrière en Pologne dans laquelle la communauté juive est très présente, Irena évolue avec ses camarades et apprend même le Yiddish, malheureusement les épidémies de cette triste période emporteront son père alors qu'elle n'a que 7 ans.

Dès les premières pages nous voyons un destin tout tracé...

La vie continue, Irena grandit, fait ses études et s'engage rapidement après ses études de droit, elle rejoint le parti socialiste et s'engage au sein de l'Union Démocratique des Jeunes Polonais, c'est une jeune femme avec un sacré tempérament qui ne supporte pas l'injustice et encore moins l'antisémitisme dont sont victimes les juifs notamment de nombreux amis et camarades, elle va d'ailleurs manifester contre la discrimination faite à l'encontre des étudiants juifs à Varsovie, son audace la pousse même à se faire passer pour juive en se mélangeant aux étudiants juifs et en partageant les bancs qui leurs sont destinés.

Lorsque l'occupation allemande s'installe, Irena se lance dans l'action sociale à la mairie de Varsovie, son travail consiste à aider les pauvres, elle va au fur et à mesure monter son propre réseau avec l'aide de nombreux résistants, amis camarades, les noms sont tellement nombreux qu'il a été fastidieux de tout suivre au cours de ma lecture mais cela met en avant le travail de fourmi que toute cette organisation représentait dans une période critique où la misère faisait rage.

Lorsque que le ghetto de Varsovie voit le jour, Irena est toujours présente et ne va pas hésiter à prendre des risques au péril de sa vie pour venir en aide à la population recluse qui manque de tout et qui vit dans des conditions sanitaires effroyables. Parce qu'apporter de la nourriture ou des produits d'hygiène ne suffit plus, Irena et son groupe - en accord avec une institution pour orphelins juifs - vont créer de faux papiers pour sortir clandestinement des enfants du ghetto afin de les placer dans des orphelinats ou des familles d'accueil, 2 500 vies seront épargnées grâces à ces actions...

C'est une biographie riche et très complète que nous propose Tilar Mazzeo, bien sûr  au delà de la fierté et de la reconnaissance que l'on peut ressentir envers cette femme au cours de notre lecture, il y'a aussi le dégoût face à la barbarie et toute cette inhumanité car l'auteur nous décrit les faits pour être au plus près de la réalité, il ne nous épargne pas et c'est une bonne chose. 

Découvrir la vie d'Irena Sendler a été enrichissant pour ma part, j'aime découvrir ces
portraits de personnages forts qui ont marqué l'Histoire et dont on ne parle pas assez, l'histoire d'Irena n'a vraiment été connue qu'à partir de 1999 par un groupe d'étudiantes et leur professeur alors qu'elle a été honorée en tant que de Juste parmis les Nations en 1965.




« J'appelle tous les gens de bonne volonté à l'amour, la tolérance et la paix, pas seulement en temps de guerre, mais aussi en temps de paix. »
Irena Sendler


mardi 30 octobre 2018

Le tatoueur d'Auschwitz



Historique/Romance
Editions City
Parution : 2018
388 pages


Sous un ciel de plomb, des prisonniers défilent à l’entrée du camp d’Auschwitz. Bientôt, ils ne seront plus que des numéros tatoués sur le bras. C'est Lale, un déporté, qui est chargé de cette sinistre tâche. Il travaille le regard rivé au sol pour éviter de voir la douleur dans les yeux de ceux qu’il marque à jamais.


Un jour, pourtant, il lève les yeux sur Gita et la jeune femme devient sa lumière dans ce monde d’une noirceur infinie. Ils savent d’emblée qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Mais dans cette prison où l’on se bat pour un morceau de pain et pour sauver sa vie, il n'y a pas de place pour l'amour.



Voici l'histoire romancée de Lale déporté à Auschwitz, Lale exerce le métier de Tatoueur dans le camp, c'est un homme charitable doté d'une profonde empathie, il n'hésite jamais à aider ses compagnons de fortune et ce malgré les risques que cela comporte. Les jours passent et Lalz fait ce travail pénible en évitant le regard de ceux et celles qu'il tatoue, jusqu'au jour où son regard va croiser celui de Gita.

Pour Gita, Lale va défier la loi du camp. Alors que règnent la violence, la mort, une chaîne de solidarité va se former autour d'eux pour les aider à se retrouver, Gita bien que surprise par cette situation inattendue va avec le temps se laisser conquérir par ce prince charmant qui va lui rendre la vie un peu moins triste dans ce lieu où la mort rode en permanence et dans lequel l'avenir est incertain.

Lorsque l'amour est plus fort que la mort et toute la barbarie, lorsque la solidarité résiste à la division dans un lieu d'asservissement et de déshumanisation, quand la vie finie par triompher alors dans ce cas, il n'y a rien de plus beau, c'est une victoire

« Je survivrai, rien que pour sortir d’ici. Je sortirai d’ici comme un homme libre. »

Malgré toute la noirceur au sein du camp, l'auteur arrive à nous apporter une bouffée d'oxygène et celle-ci est d'autant plus grande quand on sait que cette histoire est tirée de la véritable histoire de Lale et Gita. Pendant plus de 50 ans Lale a gardé le secret de son activité de Tatoueur au sein du camp par peur d'être accusé de collaboration avec les Allemands, c'est seulement à la mort de sa femme qu'il est sorti de son silence.

Bonne nouvelle : Les droits d'adaptation de ce livre ont été achetés par la société de production Synchronicity Films, avec une série diffusée à l'international en vue.