jeudi 23 janvier 2020

Iboga - Christian Blanchard


Thriller
Editions Belfond
Parution :2018
299 pages


28 octobre 1980. Jefferson Petitbois, condamné à la peine de mort, est incarcéré à la maison d'arrêt de Fresnes. Pour rejoindre sa cellule dans le couloir de la mort, il croise la " Louisette ".
Comme un outrage à la dignité humaine, un doigt d'honneur à la vie, la guillotine trône au milieu de la cour.
Accompagné de deux gardiens, il la frôle et sent son odeur de graisse et de limaille.
Dix-sept ans ! Suffisamment grand pour tuer donc assez vieux pour mourir...

Deux ans auparavant, Jefferson avait rencontré Max, son protecteur et mentor. Iboga était alors entré en lui. Iboga l'avait rendu plus puissant. Immortel. Meurtrier.



Que celui qui n'a pas entendu parler de ce livre, lève la main ! Quand les réseaux sociaux se sont retrouvés envahis par ce livre, je ne m'y suis pas intéressée et puis lors d'une occasion j'ai pu me le procurer alors j'ai décidé de découvrir l'histoire d'Iboga ou plutôt de Jefferson Petitbois, ce personnage condamné à mort

Une plongée entraînante dans les méandres de la psychologie humaine dans ce qu'elle a de plus profond et sombre. On ne ressort pas indemne de ce récit, poussé dans ses retranchements Jefferson nous livre ses pensées les plus noires, pas de détails superflus, ou d'hémoglobine qui nous asperge mais plutôt de longs questionnements sur ce qui l'a poussé à enlever des vies à un si jeune âge. Un début dans la vie chaotique, un parcours atypique, une mauvaise rencontre, en bref une succession d’événements qui l'a entraînée dans une chute sans fin et presque mortelle. 

Lors de sa rencontre avec Max, Jefferson nous parle d'Iboga, pendant un long moment  je me suis posée la question, tout en ayant une petite idée sur le sujet de ce que cela pouvait être. L'Iboga est une plante utilisée en médecine traditionnelle africaine, elle provoque des hallucinations, chacun peut donc en tirer les conclusions qu'il veut sur son récit qui devient alors complexe à cerner, c'est ce que j'ai le plus aimé.

Un livre passionnant, tellement triste mais beau. Quasiment lu d'une traite, j'ai tout de suite accroché au personnage principal tombé en enfer. L'auteur nous décrit l'enfer carcéral et la solitude comme jamais je ne les avais lus auparavant, la déchéance de l'être humain façonné par une vie malheureuse, c'est pesant, sombre mais très réussi !

samedi 18 janvier 2020

Fonteclose - Le trésor de Charette - Vanessa Pontet


Historique - Jeunesse - Fantastique
Editions Slalom
Parution :2019
302 pages


Au XXIe siècle, Fonteclose, le manoir du Général Charette, est racheté par un couple de restaurateurs parisiens et leurs enfants. Mais la demeure est déjà " habitée ".

Depuis la Révolution française et la révolte des Vendéens, le Comte Erwan de Parenssay et sa famille sont prisonniers du domaine. Trois siècles pendant lesquels ils ont veillé sur le trésor de Charette, le plus célèbre de Vendée. Des caisses d'or que beaucoup cherchent encore.



Difficile de résister à cette magnifique couverture illustrée par Anne-Lise Nalin et au résumé prometteur, avec en prime la découverte d'une nouvelle auteure et d'une nouvelle maison d'éditons : je dis OUI!

C'est parti pour une croisée entre plusieurs genres littéraires : jeunesse, fantastique, historique, en bref un sacré combo gagnant dont on ne peut que ressortir ravi et c'est mon cas. Ça commence par le déménagement banal d'une famille dans un manoir peuplé de fantômes prêts à en découdre et d'un mystère qui nous met sur le chemin d'une véritable chasse au trésor, alléchant, n'est-ce pas?

Les personnages de ce roman sont pour la plupart atypiques, effectivement lorsque deux périodes se confrontent c'est plutôt comique surtout quand l'avancée technologique se retrouve au coeur du problème. Parce que oui, comment faire peur aux vivants quand les ondes de la wi-fi, de la tv ... vous rendent visibles? Les éternels se retrouvent démunis devant cette famille de vivants qui n'est pas prête à lever le camp et en même temps, pourquoi chasser les vivants quand ils pourraient être la solution à tous les problèmes? C'est ainsi que les deux familles vont cohabiter en essayant de trouver un terrain d'entente.

Une belle aventure Vendéenne au passé enrichissant et passionnant, inspirée d'une histoire vraie, Vanessa Pontet nous entraîne  sur le chemin du Roi de Vendée : le général François Athanase Charette de la Contrie ayant  combattu les Républicains après la Révolution Française. Selon la  légende, le trésor du général fût débarqué en plein guerre de Vendée sur la côte de Saint-Jean de Monts, celui-ci aurait ordonné de jeter un coffre d'or dans un des puits de charbonniers, depuis le mystère reste entier. 

Un périple addictif de qualité à ne pas louper! 


jeudi 16 janvier 2020

L'infirmière d'Hitler - Mandy Robotham



1944, en Allemagne. Anke est sortie des camps pour être infirmière dans l'un des cercles les plus proches d'Hitler. Partagée entre son devoir et sa haine des nazis, elle doit vivre avec la peur de voir sa famille mourir si elle refuse de collaborer. Sa rencontre avec un autre employé bouleverse sa vie.


Coup de coeur pour la couverture de ce sublime livre à couper le souffle. Roman dont on entend très peu parler sur les réseaux sociaux, dès que je l'ai vu, j'ai sauté sur l'occasion, j'adore découvrir des titres qui ne sont pas mis en avant, cela change des livres que l'on voit passer en boucle et qui en cachent bien d'autres.

Plongée historique au cœur de la seconde guerre mondiale dans l'enfer des camps de concentration, Anke le personnage principal officie comme sage-femme au sein du camp d’Auschwitz. Elle aide les femmes à mettre au monde leurs enfants, prodigue des soins, transmets son savoir mais un jour on lui annonce qu'elle est transférée à l'extérieur du camp. D'abord paniquée à l'idée de ce départ, elle se retrouve stupéfaite lorsqu'elle découvre qu'elle est transférée pour devenir la sage-femme d' Eva Braun.

Le transfert entre le camp et la maison dans laquelle Anke est affectée est difficile et source d'angoisse, elle sait que le moindre faux pas peut lui être fatal et en même temps elle doit se rétablir afin que personne ne sache d'où elle sort. Malgré tout une nouvelle vie s'offre à elle, elle n'est pas totalement libre, a un nombre de conditions à honorer pour ne pas subir de représailles mais les circonstances mettent sur son chemin une occasion de reprendre goût à la vie et d'en découvrir d'avantage sur cet enfant à venir qui ne fait pas l'unanimité...

A travers le personnage d'Anke, l'auteure transmet avec passion son métier de sage-femme, mieux encore elle a su s'adapter à un contexte historique critique tout en  y insufflant de la vie et un vent d'espoir. Mandy Robotham décrit les conditions de vie déplorables des femmes dans les camps, l'horreur vécue, l'inhumanité, les nouveaux nés arrachés à leurs mères, l'impuissance devant toute cette injustice. Ce roman très proche des faits historiques connus nous fait découvrir l'envers de la vie des hauts dignitaires nazis et leurs secrets, Eva Braun et sa solitude... Seul bémol, le titre du livre est trompeur, je ne sais pas vraiment pourquoi il a été traduit de cette manière.




dimanche 15 décembre 2019

Le cas Eduard Einstein - Laurent Seksik


Historique
Editions J'ai lu
Parution :2014
311 pages


Le fils d'Einstein a fini parmi les fous, délaissé de tous, jardinier de l'hôpital psychiatrique de Zurich. Sa mère, qui l'a élevé seule après son divorce, le conduit à la clinique Burghölzli à l'âge de vingt ans. La voix du fils oublié résonne dans ce roman où s'entremêlent le drame d'une mère, les faiblesses d'un génie, le journal d'un dément.


Après ma lecture de Madame Einstein, j'ai eu très envie de découvrir plus amplement la famille Einstein et plus particulièrement la vie d'Eduard Einstein fils cadet du célèbre physicien théoricien. Atteint de Schizophrénie, il a passé une partie de sa vie internée  en hôpital psychiatrique jusqu'à finir jardinier de l'établissement, abandonné de tous. 

Sur fond de trame historique se déroulant en Allemagne, au moment de la seconde guerre mondiale et après, Laurent Seksik dresse de façon romancée le portrait de la famille Einstein autour d'Eduard, ce fils et frère vivant dans un autre monde

Tour à tour, nous avons le point de vue d'Eduard, sa mère Mileva et son père Albert. Rapidement, nous comprenons à quel point, Mileva ex femme d'Albert Einstein se retrouve démunie face à son fils qu'elle n'arrive plus à gérer lors de ses nombreuses crises, au point de devoir prendre la lourde décision de le placer en institution afin d'éviter qu'un malheur ne se produise. Cette mère qui se dévoue corps et âme, se retrouve seule, sans soutien, d'abord son fils aîné parti faire sa vie en Amérique et puis Albert Einstein, père absent totalement dépassé par la situation.

Albert Einstein a écrit « Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution », car oui pour ce génie, l'état de son fils fût un vrai drame. Plusieurs points de vue peuvent être émis : Albert Einstein, père démissionnaire ayant honte de son fils, nous pouvons aussi mettre ça sur le compte d'un contexte historique grave, montée de l'extrémisme, chasse des juifs ayant provoqué son exil car reconnu ennemi du parti nazi, sa tête fût mise à prix. Il est donc difficile d'apporter un jugement car beaucoup d'éléments manquants et romancés mais nous pouvons nous douter que son absence a pu être néfaste pour Eduard qui d'ailleurs montre énormément d'amertume envers son père. 

Pour moi, ce livre est une réussite, l'auteur a réussi a écrire une exofiction forte, agréable à lire, le contexte historique est parfaitement décrit, il en va de même pour les conditions d'internement dans lesquelles vit Eduard Einstein, pas toujours bien traité, quelque fois malmené à cause de sa façon de penser, il a été comme sa mère auparavant, abandonné de tous. Madame Einstein est très complémentaire pour comprendre les rouages de cette famille presque maudite...

lundi 11 novembre 2019

Le secret de Cricket Hall - James Herbert


Thriller/Horreur
Editions Milady
Parution :2011
764 pages


Crickley Hall : une vieille demeure comme on n en trouve que dans les régions reculées de l Angleterre. Vaste et sinistre, elle a même l air un peu menaçant.

Lorsque Gabe et Eve Caleigh viennent s'y installer avec leurs deux petites filles, ils espèrent y trouver la paix, et tourner la page sur le terrible malheur qui a frappé leur famille.
Mais quelque chose ne va pas... Bientôt des bruits inexplicables les arrachent au sommeil. Les enfants sont les seuls témoins d étranges apparitions. Et, chaque matin, la porte de la cave est entrouverte alors qu on l avait fermée la veille.
Cette maison est le dernier endroit que les Caleigh auraient dû choisir. L'horreur qui les y attend dépasse tout ce qu ils pouvaient imaginer.



Deux ans et demi, c'est le temps que ce livre a passé dans ma bibliothèque avant que je  décide de le lire, pas d'excuse car rien qu'à voir sa couverture, on peut se dire que ce roman d'horreur a du potentiel, encore plus en période halloweenesque!

C'est vrai la couverture donne le ton, elle illustre plutôt bien le contenu qui nous attend et nous plonge sans tarder dans l'histoire de cette vielle demeure aux côtés de la famille Caleigh. 

La famille Caleigh prend un nouveau départ suite à une tragédie familiale qui les a tous traumatisés, ils intègrent le manoir sans connaitre son histoire et dès les premiers jours des événements mystérieux se déroulent. D'abord la porte de la cave s'ouvre la nuit alors qu'elle est verrouillée la veille, des flaques d'eau apparaissent, des bruits bizarres se font entendre comme des cognements ou des pas dans le grenier et pour couronner le tout le chien de la famille hurle à la mort et tremble comme une feuille à chaque fois qu'il se retrouve seul.

Faits classiques d'une histoire d'horreur mais ces éléments créent une ambiance sombre se faisant de plus en plus pesante à mesure que les jours passent, encore plus lorsque les membres de la famille commencent à se faire agresser. A la rencontre des nouveaux locataires, les langues se délient et les villageois bien qu'étonnés par leur présence n'hésitent à leur fournir des informations sur l'histoire sanglante de Cricket Hall.

James Herbert a l'art et la manière d'instaurer un climat angoissant, amplifié par la situation de la famille car en parallèle de l'histoire de ce vieux manoir, nous apprenons que Gabe et Eve ont du faire face à la disparition d'un de leurs enfants. L'enquête se poursuit, la famille est sous tension et s'interroge quant à sa finalité, en effet, le garçon  a disparu alors qu'Eve était assoupie sur un banc au parc. Kidnapping ou étrange disparition?

Je ne peux que recommander Cricket Hall aux amateurs de frissons, derrière ce manoir se cache un sombre secret, une tragédie sous fond de seconde guerre mondiale dans laquelle plusieurs thématiques sont abordées. Pas de grosse surprise dans ce roman d'ambiance mais le dénouement terrorisant et l'écriture descriptive de l'auteur valent le détour!


lundi 28 octobre 2019

Au rendez-vous des âmes libres - Denis Faïck


Roman historique
Editions Fleuve
Parution :2019
288 pages


Au crépuscule de sa vie, Eugène croise le chemin d'une jeune infirmière à qui il livre ses souvenirs de la Résistance. Ces réminiscences, parfois teintées de tristesse, parfois éclatantes d'espoir, convoquent également ses amis : ils s'appellent Eva, Romain, Raoul, Armand, Marinette... Ils ont vingt ans, autant dire la vie devant eux. La vie de ces héros ordinaires, qui ont choisi d'intégrer un réseau de combattants, s'égrène en réunions secrètes, en exécutions et en torture.


La seconde guerre mondiale est une période historique qui m'intéresse particulièrement, je ne loupe jamais une occasion de découvrir un nouveau roman ou un(e) nouvel(le) auteur(e). Grâce à la masse critique Babélio, j'ai eu la chance d'être sélectionnée pour présenter ce livre, c'est donc avec plaisir que je me suis lancée au cœur des souvenirs d'Eugène.

Lors de l'intervention de son infirmière, Eugène va livrer ses souvenirs de la Résistance, lui et sa bande de copains Résistants à l'âge de 20 ans, des héros de l'ombre qui ont choisi de combattre l'ennemi à leurs risques et périls. Des souvenirs glaçants, l'auteur n'hésitent pas à décrire l’innommable, la violence, les séances de tortures, le sang, les os brisés toute la cruauté que cette monstrueuse guerre a engendrée, toutes ces vies volées, l'humanité arrachée.

De tous les romans que j'aie pu lire sur cette période ou sur la Résistance en particulier, celui-ci fait fort, la Résistance y est décrite comme jamais, les chapitres sont courts et plus nous entrons dans la mémoire d'Eugène plus la tension monte. Impossible de ne pas avoir peur pour Eugène, Eva, Romain, Raoul, Armand, Marinette et tous les autres, nous sommes sur le qui-vive du début à la fin et bien sûr chaque tragédie a un effet percutant.

Ce qui est beau et tragique à la fois, c'est cette bande d'amis qui s'unit devant l'horreur mais qui reste humaine malgré tout, la vie l'emporte sur la mort qui rôde autour d'eux parce que après tout, ils sont jeunes et ont la vie devant eux, aussi sombre soit elle.

A la fin, le titre du livre prend tout son sens... Tout simplement un bel hommage à la Résistance, une ode à la liberté, la vie, l'amitié. L'écriture de l'auteur vaut vraiment le détour, elle est belle et sans pitié, c'est une excellente découverte que je recommande à tous les lecteurs qui voudraient découvrir un style d'écriture qui sort de l'ordinaire et qui n'épargne pas !


dimanche 27 octobre 2019

Pour un sourire de Milad - Silène Edgar



Roman jeunesse
Editions Scrineo
Parution :2019
292 pages


Thisbée est une adolescente joyeuse et bienveillante, partagée entre ses amis, ses cours et ses problèmes familiaux. Elle vit très mal le divorce de ses parents et la séparation avec sa jumelle, Juliette, qui est partie dans un autre lycée.

Elle tombe sous le charme de Milad, un réfugié syrien que sa classe vient d'accueillir. Est-elle attirée par sa différence, son intelligence, son aura d'ombre et de mystère ? Par le drame qu'il vit, séparé de sa jeune sœur après la noyade de leur mère en Méditerranée ?

Milad va se confier à elle et lui avouer son désir de réaliser sa légende familiale : s'il réussit à être heureux 21 jours d'affilée, les fantômes de ses ancêtres le récompenseront et lui permettront de retrouver sa sœur...


J'ai eu la chance de rencontrer Silène Edgar lors de deux salons du livre et ce furent à deux reprises de beaux échanges autour de ses livres : 14-14Adèle et les noces de la reine MargotLe manoir en folie, (mes premiers articles du blog :)) ), C'était il y'a 5 ans, 5 ans plus tard, je me suis pas mal éloignée des romans jeunesse, par lassitude, par manque de temps toutçatoutça, mais voilà il parait que l'on revient toujours à ses premiers amours alors j'y reviens avec plaisir ! 

Découvert sur Instagram, je n'ai pas réfléchi longtemps avant de me procurer ce livre dans lequel Silène Edgar va aborder un sujet plus que d'actualité : les migrants et plus particulièrement les réfugiés mineurs isolés à travers le personnage de Milad.

L'arrivée de Milad dans la classe de seconde ne va pas laisser les élèves sans réaction. D'un côté, il y a Thisbée qui va tomber sous son charme et qui ne va pas tarder à ce rapprocher de ce nouvel élève intriguant. De l'autre côté, il y a d'autres élèves qui eux ne vont pas voir les choses de la même façon et qui ne vont pas se gêner pour lui faire des remarques désobligeantes. Dans cette histoire, nous sommes en plein cœur de l'adolescence et chaque personnage a ses casseroles à traîner notamment Thisbée qui se retrouve perdue au milieu du divorce de ses parents et de sa séparation avec sa sœur jumelles qui a fait le choix d'aller dans un autre lycée. Milad quant à lui se retrouve seul, séparé de sa soeur, envoyé en famille d'accueil car il n'a plus de parents, il doit apprendre à s'adapter à une toute nouvelle vie qui n'est pas simple à appréhender lorsque l'on a perdu tout le monde.

J'ai beaucoup aimé la rencontre entre Thisbée et Milad, ils sont tous deux un repère l'un pour l'autre et se raccrochent à ce lien qui les uni avec des problèmes différents mais qui sont tout aussi importants, l'auteure adresse un vrai message à ce propos et qu'est-ce qu'elle a raison, chaque problème à son importance et doit être pris en compte quel que soit son degré. L'amitié, la famille, l'amour sont des sujets que l'on retrouve tout au long de l'histoire et qui sont traités de façon réaliste et bien dosée.

Mais ce que j'ai apprécié par dessus tout c'est le sujet principal humainement exploité, Silène Edgar tape fort en parlant d'un mineur isolé, sujet mal connu/compris d'un grand nombre de personnes, source d'idées reçues stigmatisantes, de haine, de bêtise humaine, bref on a tous été confronté un jour ou un autre à une personne capable de sortir toutes les inepties possibles et inimaginables (rien que sur les réseaux sociaux, ça envoie du lourd)! Elle emmène le lecteur vers une réflexion en expliquant le parcours de Milad, comment, pourquoi il est arrivé en France, ses conditions de vie, la perte de sa mère, la séparation avec sa sœur et à la fin nous avons en complément le témoignage d'une épidémiologiste, la présentation de la Syrie, de la guerre.

C'est pour moi un roman de qualité qu'il est nécessaire de lire à n'importe quel âge, il encourage la tolérance et l'ouverture à l'autre qui sont pour moi de grandes qualités à avoir pour évoluer dans la vie ! Merci Silène Edgar, c'est une réussite...