mardi 14 novembre 2017

Voyage à Pitchipoï

Jean-Claude Moscovici
Roman biographie
Editions Ecole des loisirs
Parution : 2005
139 pages










Voyage à Pitchipoï raconte la tragédie d'une famille juive, en France, pendant la guerre.
En 1942, l'auteur de ce livre avait six ans. Sa famille fut arrêtée, par des gendarmes allemands et français, et déportée.
Le narrateur et sa petite soeur furent d'abord confiés à des voisins jusqu'à ce que le maire du village fasse appliquer la décision du capitaine SS, Commandeur de la région et responsable des mesures de répression antisémite : " L'accueil d'enfants juifs dans des familles françaises est indésirable et ne sera autorisé en aucun cas. "Les deux enfants furent alors enfermés dans une prison, puis transférés au camp de Drancy, où la petite fille tomba malade, par malnutrition.
Sortis miraculeusement du camp, ils retrouvèrent quelques mois plus tard leur mère qui avait réussi à s'échapper lors de son arrestation et n'avait pas été reprise, malgré les portes qui s'étaient souvent fermées lorsqu'elle avait demandé de l'aide.
Après des mois de vie clandestine, à la Libération, ils revinrent dans leur maison vide et abandonnée.
Ils ne devaient jamais revoir leur père


Voyage à Pitchipoï donnait l'espoir d'un monde meilleur et ailleurs, en réalité ce voyage s'est terminé au camp de concentration de Auschwitz le 8 novembre 1942, le convoi n° 42 transportant les enfants et que l'auteur avait cotoyé dans l'enfer de l'internement de Drancy ont été gazés dès leur arrivée, de ce convoi 4 personnes sur 1000 survécurent.

C'est l'un des 3 oncles survivant qui leur a raconté ce terrible destin, lui qui est revenu d'Ebensee après 3 ans d'absence.

Si Pitchipoï avait éxisté ! cette famille venant d'ailleurs et dont le père était médecin, apprécié avant la guerre par la population et particulièrement de deux notables de la commune sera privé de son travail lorsque les lois antisémites se sont mises en place par l'envahisseur et c'est ainsi qu'après son arrestation et le changement de maire que la famille a constaté le mépris de celui-ci et son acharnement au même titre que la population qu'il avait soigné, à vouloir se débarrasser du reste de la famille.

Pratiquement toutes les portes se sont fermées, les bons français ne voulaient pas se compromettrent avec ces juifs sans importance, ils avaient oublié les soins que leur avait prodigué le père et l'oncle médecin lui aussi avant que les juifs ne deviennent que les rebuts de notre société française.

Sans l'aide précieuse de la famille restante et de connaissances, les enfants petits à cette époque n'aurait jamais revu leur mère, qui par divers stratagèmes à réussi à se sauver et à récupérer ses deux enfants malgré les portes qui se fermaient devant elle. La mère, l'oncle, la soeur et l'auteur ont dû faire le deuil de parents, grand-parents et de leur père qu'ils n'ont jamais revu.

                                                                                          Rédactrice :      Daphnie Dumurier


1 commentaire:

  1. J'avais lu ce livre pour l'école et il m'avait profondément marqué parce que l’innocence bafouée de ces enfants était encore très proche de moi.

    RépondreSupprimer