samedi 19 août 2017

Où allons-nous Monsieur le curé

Michel Le Corni
Historique/Régional
Editions Amalthée
Parution : mai 2014
136 pages













Avec ses consciences marquées par une église omniprésente, la Bretagne avait courbé l’échine, elle s’était montrée courageuse, obéissante et dévouée face au pouvoir de gros propriétaires terriens. Puis, les avancées technologiques, l’arrivée de la télévision dans les foyers, la modernisation du plan routier permirent de grands bouleversements. L’Église perdit de son influence. Les femmes, elles, devinrent fers de lance de la modernisation, porteuses d’énergie et d’espoir. En contant l’histoire d’une famille de la noblesse bretonne victime de ces profondes mutations, l’auteur revient sur quinze années durant lesquelles les pouvoirs temporels et spirituels ont cédé la place pour qu’émerge une autre société…


Après avoir lu ce roman, mon jugement presque négatif se renforce concernant la noblesse et le clergé qui ont fait très certainement plus de dégâts que de bien, en voulant asservir la population Bretonne.

Il était facile pour ces gens ayant un savoir intellectuel et un pouvoir financier d'imposer une certaine dictature, la leur et celle de leurs ancêtres car lorsque le Maître avait parlé sa parole était d'or, bien entendu avec l'appui de Monsieur le curé qui lui apeurait ses fidèles par des sermons dépassant parfois la réalité, malgré qu'il s'apercevait et comprenait l'évolution de la société Bretonne au grand dam du Comte. Il était inutile de se révolter car pour s'intégrer dans la communauté Bretonne il fallait savoir courber l'échine et travailler pour obtenir le gîte et le couvert et surtout sans attendre de privilèges qui n'étaient acquis que pour la noblesse et le clergé.

L'ouverture sur le monde pour cette population Bretonne viendra de l'extérieur, des villes en particulier, certaines personnes ont apporté avec eux , le droit à l'information, à l'éducation, à l'évolution et enfin à la parole malgré certaines réticences, la peur de l'étranger et de l'inconnu. Cette noblesse et ce clergé l'ont compris sans accepter qu'une page était en train de se tourner,  leurs privilèges ne seraient plus ce qu'ils étaient auparavant, leur pouvoir n'était plus.

L'auteur tout en nous exposant la situation de la noblesse et du clergé face au peuple Breton, nous donne une leçon d'histoire et nous fait découvrir le côté vieille France du Comte qui ne fait aucune concession pas même envers sa femme et ses enfants, malgré qu'il accepta exceptionnellement certains changements en contrepartie d'une manne financière, alors que son épouse la Contesse est doté d'un esprit ouvert et libéral s’affranchissant de sa condition lors du décès de son beau-père. Faisant installer le chauffage au château, une chambre d'hôtes pour les visiteurs et un téléviseur rentre dans le foyer au décès de son époux de surcroit adultère "la surprise révélé par le notaire" pour enfin ! vivre avec son temps et surtout sans le poids de la religion, Monsieur le curé n'étant plus le bienvenu, une autre génération est née, Agathe, la première petite-fille de Marie-Bernadette qui délivrée du carcan de la noblesse et du clergé va vivre sa vie de femme en tee-shirt et en jean.


1 commentaire:

  1. Lecture intéressante, évidemment étant bretonne ça m'est d'autant plus attirant. Merci pour cette découverte ;)

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