vendredi 13 novembre 2015

Le garçon d'à côté

Auteur : Katrina Kittle
Traductrice : Nathalie Barrié
 Editions : Le Livre de Poche
             Parution : Mars 2013
 Pages : 576












Dans la banlieue tranquille du Middle West où Sarah vit avec ses enfants, Nate et Danny, la nouvelle fait l’effet d’une bombe : leurs voisins, et amis, les Kendricks sont accusés de pédophilie. L’horreur était sous ses yeux, et pourtant Sarah n’a rien vu, rien senti... Malgré l’équilibre fragile qu’elle tente de maintenir au sein de sa famille depuis la mort de son mari, elle décide d’accueillir Jordan, le fils des Kendricks, victime d’abus. Sarah, Nate et Danny – l’adulte, l’adolescent et l’enfant – vont devoir changer de regard, réinventer leurs rôles respectifs et leurs certitudes pour redonner à Jordan goût à la vie et l’aider à grandir.


J'ai sorti ce livre de ma PAL pour une lecture commune avec  Valentine du blog Le Brocoli de Merlin, de très bons échanges puisque nous avons toutes les deux apprécié notre lecture, à refaire ^^. ET  je suis obligée de le dire : au bout de quatre lectures communes désastreuses, celle-ci a été la bonne, ma malédiction m'a quittée, oh yeah!

Revenons aux choses sérieuses ! 

A travers cette histoire dramatique, l'auteure aborde des sujets tels que l'inceste et la pédophilie, deux sujets complexes et risqués dans une fiction, car il faut faire attention de  ne pas tomber dans les extrêmes. Pari gagné pour Katrina Kittle, cette histoire ne dégouline pas de niaiserie au contraire, elle a su trouver le bon équilibre, et avoir une maîtrise quasi parfaite de ces sujets délicats.

Un des points forts de ce roman est la narration. L'auteur a choisi de mettre en lumière le point de vue de Sarah, Nate, Danny et Jordan, et pour ce faire  la voix de ces personnages alterne à chaque nouveau chapitre. Il est indéniable que ce genre de narration crée une dynamique intéressante et apporte davantage de profondeur et d'informations plus détaillées à l'histoire. L'autre point fort est l'écriture, fluide  c'est un réel plaisir de tourner les pages sans se rendre compte du temps qui passe.

En ce qui concerne les personnages principaux, je les ai tous trouvé attachants. J'ai eu un peu de peine pour la pauvre Sarah qui tombe de haut en apprenant que Courtney n'est pas vraiment l'amie parfaite. Les apparences sont parfois trompeuses, on ne connait pas  toujours parfaitement les personnes que l'on côtoie, c'est un des messages que l'auteure nous fait passer à travers l'exemple de cette amitié nocive. Mais ce que je retiens essentiellement c'est la solidarité dont fait preuve cette famille déjà secouée par le malheur envers Jordan pour le sortir de l'ornière.

Vous l'aurez compris ce livre a pas mal de points forts, mais il en a aussi un faible je dirai même que c'est un gros défaut qui peut nuire à l'histoire. Ce gros défaut c'est le résumé, il en dit tout simplement beaucoup trop, avec moins d'information  le lecteur pourrait avoir un véritable effet de surprise, un gros bonus qui pourrait déclencher un coup de cœur, pour ma part c'est ce que j'ai ressenti et c'est ce qui a failli provoquer une grosse déception mais heureusement les points forts ont su me faire changer d'avis.

Pour conclure, Le garçon d'à côté est un roman aux sujets sensibles qui certes refroidissent et peuvent mettre mal à l'aise  mais ils nous entraînent dans certaines réflexions notamment  par rapport aux réactions parfois étonnantes que peuvent avoir les victimes de ces maltraitances et mettent également en avant les facultés que l'humain a pour se reconstruire après avoir subi l'horreur, d'ailleurs la fin de l'histoire est extra.

Tant que vous y êtes, passez voir la chronique de Valentine qui est très complète :D

5 commentaires:

  1. Je suis tellement fière d'être presque à l'origine de la fin de ta malédiction xD
    En tout cas, on se refait ça quand tu veux ^^

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah mais tu es à l'origine de cette fin de malédiction :)) d'accord situ vois qu'on a un livre en commun n'hésites pas :D

      Supprimer
  2. Jolie chronique.
    Vous avez exactement le même avis avec Valentine ;-)

    RépondreSupprimer