mardi 2 décembre 2014

Dors, demain ça ira mieux

Auteur : Lucie MONNAC
                  Editions :  Michel Lafon
                    Parution : Février 2014
 Pages : 264
   Prix : 16.95 €















À 18 ans, Lucie est une jeune femme comme tant d’autres, avec une joyeuse bande d’amis, un amoureux attentionné et une vie de lycéenne qui lui plaît. Un an plus tard, la voilà internée dans un établissement psychiatrique, soumise à un lourd traitement, coupée du monde. Un événement difficile, une crise de détresse aiguë et l’impuissance de l’entourage l’ont précipitée dans les mains de "professionnels".

À ses parents, on dit de ne surtout s’occuper de rien. "Maniaco-dépressive", "bipolaire", "schizophrène" : les diagnostics se succèdent sans se ressembler, hors leur caractère incurable décrété par les médecins. Durant trois ans, Lucie va dépérir seule derrière ces murs, avaler des psychotropes par poignées, subir des électrochocs, mais aussi la démence ordinaire des autres pensionnaires, l’inhumanité d’une partie du personnel, l’absence totale d’écoute, amicale, familiale et surtout  "médicale".



Un témoignage contenant un sujet assez complexe, ou l'on découvre l'envers du décor de la psychiatrie .


Lucie Monnac voit sa vie changer du jour au lendemain, lorsqu'elle tombe enceinte à 18 ans. A l'annonce de la nouvelle son copain lui fait comprendre qu'il ne veut pas d'enfant  parce qu'il veut profiter de sa jeunesse,  sa belle famille ne veut pas non plus, sa famille encore moins bref à force d'acharnement et de bourrage de crâne Lucie Monnac avorte. Double traumatisme pour elle qui venait juste d'apprendre qu'elle n'attendait pas un enfant mais deux, c'est alors le début d'une longue descente aux enfers. Pendant les mois à suivre elle fait comme si rien était jusqu'au jour ou elle tente à sa vie, cela va seulement être la première fois d'une longue série, ainsi débute le parcours du combattant, 3 ans de différents hôpitaux psychiatriques, 3 ans où l'on dit à ses parents qu'ils n'ont pas à s'inquiéter et ou plusieurs avis psychiatriques sont posés. Les psychiatres la qualifie de bipolaire, schizophrène, ils ne prennent pas le temps de discuter avec elle privilégiant les traitements médicamenteux lourds qui ne font que cacher l'ampleur des dégâts...



A travers ce témoignage Lucie Monnac dénonce le manque de professionnalisme, d'humanité dans le monde de la psychiatrie. Ce monde ou l'on préfère mettre les patients dans des cases et les droguer  afin de cacher le mal-être, au lieu de les traiter par d'autres thérapies plus bénéfiques.


Un témoignage poignant qui met en avant les difficultés de vivre avec une dépression, les difficultés que cela engendre, le courage pour s'en sortir et refaire surface afin de reprendre sa vie en main afin  de ne plus retomber dans ce milieu ou la vie ne tient plus qu'à un fil.

5 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    1. On apprend par la suite que l'évolution de cette personne n'est pas négative ^^ Mais c'est vrai que c'est un témoignage qui fait froid dans le dos

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  2. C'est ce genre de témoignage poignant qui me plait mais ensuite il est difficile de s'en remettre!

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    1. C'est vrai que quand ça touche à l'être humain certains sujets sont durs

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    2. Dommage que l'auteur n'ai pas réussi à prendre de la distance avec tout ça, qu'elle ne livre que ce quelle veut bien et cache une partie de la réalité de son histoire. Et, comment peut elle dévoiler des scènes aussi privées, a t'elle pensé aux conséquences sur sa fille ?

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